Israël adopte en première lecture un projet de loi controversé sur la peine de mort

Le Parlement israélien a adopté en première lecture un projet de loi prévoyant l’instauration de la peine de mort pour les actes de terrorisme et les meurtres à motivation nationaliste, comme le rapporte GNN, citant Azernews et plusieurs sources étrangères.

Le texte, présenté par le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, a recueilli 39 voix pour et 16 contre. Il doit désormais être examiné en commission parlementaire avant de revenir en seconde et troisième lectures pour une adoption définitive.

M. Ben-Gvir a défendu ce projet en affirmant qu’il permettrait de créer « un effet dissuasif significatif contre le terrorisme », tout en menaçant de retirer son parti de la coalition gouvernementale si la mesure n’était pas poursuivie. Le Premier ministre Benjamín Netanyahu, jusque-là opposé à la proposition, a exprimé des réserves liées aux risques de représailles contre les otages israéliens toujours détenus à Gaza.

Actuellement, la peine capitale n’est appliquée en Israël que dans des cas exceptionnels, tels que la trahison ou les crimes de guerre liés à l’époque nazie. Aucun condamné n’a été exécuté depuis plusieurs décennies.
Le seul cas connu demeure celui d’Adolf Eichmann, l’un des principaux architectes de la Shoah, exécuté par pendaison en 1962 après son arrestation en Argentine et sa condamnation à Jérusalem lors d’un procès historique.

Ce projet de loi relance un débat sensible sur la dissuasion, la justice et les droits fondamentaux, dans un contexte de tensions persistantes entre Israël et les territoires palestiniens.