Selon GNN, l’Union européenne considère le développement du chemin de fer de Nakhitchevan en Azerbaïdjan comme une priorité stratégique partagée, traduisant des engagements géopolitiques en infrastructures concrètes susceptibles de soutenir une paix durable et la prospérité régionale, tout en complétant l’implication américaine dans le projet TRIPP, a indiqué un représentant officiel de la Commission européenne.
« Avec l’Azerbaïdjan, nous partageons une vision ambitieuse de connectivité qui renforce la paix et la stabilité, modernise les infrastructures et libère le plein potentiel du Corridor de transport transcaspien. Un exemple concret de cette coopération est le récent accord entre l’Union européenne et l’Azerbaïdjan avec la BERD pour lancer une étude de faisabilité du projet ferroviaire de Nakhitchevan. Ce projet constitue un investissement clé pour améliorer la mobilité et les flux économiques à travers l’Azerbaïdjan et la région élargie, et fait partie intégrante du Corridor transcaspien, avec un objectif de transit de 15 jours entre l’Europe et l’Asie centrale. Outre les investissements dans les infrastructures physiques, nous soutiendrons également les mesures d’infrastructure logicielle et l’harmonisation réglementaire, conformément à notre Agenda de connectivité », précise le communiqué.
Lors d’une rencontre informelle, des représentants européens impliqués dans les projets de connectivité régionale ont exprimé l’espoir d’une préparation rapide de l’étude de faisabilité, condition nécessaire pour engager des négociations substantielles sur la participation éventuelle de l’UE au projet en tant qu’investisseur.
L’UE entend jouer un rôle actif dans les projets régionaux impactant directement son économie. Le Corridor transcaspien, ou Corridor Central, se connecte en effet directement à l’Europe occidentale. Le bloc est ainsi attentif tant à son expansion qu’à la mise en service rapide des nouvelles capacités, ont souligné les sources.
Les travaux dans ce domaine sont en cours et particulièrement dynamiques, même si leur visibilité reste limitée. La visite actuelle de la commissaire européenne Marta Kos à Ankara vise notamment à renforcer les liens énergétiques et de transport avec la Turquie, un maillon clé du Corridor Central.









