La Cour d’appel de Paris rendra sa décision sur le recours de la politicienne d’extrême droite Marine Le Pen contre sa condamnation dans l’affaire de détournement de fonds de l’UE à l’été 2026.
C’est ce que rapporte GNN en se référant à BFMTV.
Dans une déclaration, la Cour d’appel de Paris indique qu’elle a actuellement reçu « trois appels » après la condamnation de Le Pen et de ses collègues du parti « Rassemblement national », et qu’elle « examinera cette affaire dans des délais permettant de rendre une décision à l’été 2026 ».
Cela signifie que le second procès aura lieu au plus tard au début de l’année 2026, et donc que la décision finale sera rendue plusieurs mois avant l’élection présidentielle de 2027 – à laquelle Le Pen souhaite participer.
Ainsi, en cas de succès en appel, la politicienne du Rassemblement national aura la possibilité de se porter candidate à la présidence de la France.
Rappelons que, le 31 mars, un tribunal parisien a reconnu coupables Le Pen et huit autres députés européens du Rassemblement national de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires fictifs au Parlement européen.
Le Pen a été condamnée à deux ans de prison ferme, qu’elle pourra purger sous surveillance électronique, et s’est vu interdire d’exercer des fonctions électives pendant cinq ans – ce qui signifie qu’elle ne pourrait pas participer à l’élection présidentielle de 2027.
Le Pen a comparé la condamnation à une « bombe nucléaire » et a déclaré qu’elle ne demanderait pas de grâce présidentielle. Des figures de la droite ainsi que de nombreux dirigeants de partis politiques de droite en Europe ont pris sa défense, notamment la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le Premier ministre hongrois Viktor Orbán.