Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a entamé ce lundi 23 juin une rencontre à Londres avec le nouveau Premier ministre britannique Keir Starmer. Au centre des discussions : l’imposition de sanctions ciblées contre les entreprises impliquées dans la production du missile hypersonique russe de moyenne portée baptisé “Orechnik”.
Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux peu avant le début des échanges, Zelensky a précisé les grands axes de cette réunion bilatérale cruciale. “Notre objectif immédiat est de préserver un maximum de vies ukrainiennes, de mettre un terme au terrorisme russe, et de forcer la Russie à envisager la paix plutôt que l’escalade militaire”, a-t-il souligné.
La rencontre, qui se déroule dans la résidence officielle du Premier ministre britannique, porte notamment sur la coordination politique et diplomatique entre les deux pays, le développement conjoint de projets de défense et de production d’armement, ainsi que sur un nouveau train de sanctions contre la Russie.
Zelensky a indiqué que l’Ukraine allait transmettre à ses partenaires occidentaux une liste détaillée des entreprises russes impliquées dans la fabrication du missile “Orechnik” et d’autres armements utilisés contre l’Ukraine. “Toutes les sociétés et les individus participant à cette industrie de la terreur doivent être sanctionnés, au minimum dans les principales juridictions mondiales”, a-t-il insisté.
Le président ukrainien a par ailleurs révélé qu’à ce jour, la majorité des entreprises liées à la production du “Orechnik” échappent encore aux sanctions internationales. “Nous allons corriger cela. Collaborer avec l’industrie de l’armement russe est un crime contre la paix, et il faut le qualifier comme tel”, a-t-il conclu.
Ce même jour, Vladimir Poutine a de son côté annoncé que la Russie allait intensifier la production de ces missiles, utilisés pour la première fois contre l’Ukraine en novembre dernier.
À noter qu’à l’époque, Zelensky avait dénoncé l’utilisation du “Orechnik” comme un outil de chantage politique par le Kremlin, destiné à entraver les efforts de l’ex-président américain Donald Trump pour mettre fin au conflit russo-ukrainien. En décembre 2024, Poutine avait par ailleurs laissé entendre que des systèmes “Orechnik” pourraient être déployés dès 2025 en Biélorussie, une menace brandie par Moscou en réponse à l’autorisation accordée à Kiev de mener des frappes de longue portée sur le territoire russe.









