Réunis à Bruxelles ce 23 juin, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont débattu de la possibilité d’imposer de nouvelles sanctions ciblées à l’encontre des auteurs de répressions et d’attaques contre l’opposition politique et les médias en Géorgie.
À l’issue de la réunion du Conseil des affaires étrangères de l’UE, la Haute Représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas, a fait part de la vive préoccupation des Vingt-Sept face à l’aggravation de la situation politique dans ce pays du Caucase.
“Les ministres ont évoqué l’intensification des répressions en Géorgie, notamment les agressions visant des leaders de l’opposition et des journalistes. Nous sommes prêts à envisager de nouvelles mesures restrictives contre ceux qui en portent la responsabilité”, a déclaré Mme Kallas.
Elle a également dénoncé la sévérité des peines infligées aux manifestants géorgiens, les jugeant “totalement disproportionnées au regard de leurs actions”. Selon elle, le système judiciaire géorgien semble désormais instrumentalisé au service de la répression. “Nous avons donc aussi discuté de la possibilité de sanctions à l’encontre de certains juges impliqués dans ces pratiques”, a-t-elle ajouté.
À ce stade, aucun consensus n’a été trouvé sur les mesures concrètes à adopter, mais les ministres se sont accordés pour revenir sur le sujet lors de leur réunion prévue en juillet.
“Notre objectif n’est pas de punir le peuple géorgien ni la Géorgie en tant que telle. Notre objectif est de sanctionner ceux qui violent les droits humains dans le pays”, a conclu la cheffe de la diplomatie européenne.









