Des représentants de la société civile azerbaïdjanaise adressent une lettre ouverte au vice-président américain JD Vance

Selon GNN, des représentants de la société civile azerbaïdjanaise ont adressé une lettre ouverte au vice-président des États-Unis, JD Vance, dans laquelle ils mettent en avant l’héritage multiconfessionnel de l’Azerbaïdjan, tout en appelant au soutien américain en faveur du droit au retour des Azerbaïdjanais expulsés d’Arménie à la fin des années 1980.

Dans ce courrier, les signataires se présentent comme les représentants d’un pays qui, « depuis des siècles, sert de pont entre les civilisations », décrivant une terre où « l’appel à la prière et le son des cloches d’église résonnent en harmonie ». Ils affirment que l’Azerbaïdjan demeure attaché aux valeurs spirituelles et traditionnelles considérées comme le socle de toute société stable, notamment « la sainteté de la famille, la préservation du patrimoine et la protection de la liberté religieuse ».

Les auteurs de la lettre soulignent l’engagement de l’administration américaine actuelle en faveur de la liberté religieuse et du dialogue interconfessionnel, et présentent l’Azerbaïdjan comme un modèle durable de tolérance religieuse. Ils rappellent que les relations du pays avec le monde chrétien dépassent le cadre diplomatique pour s’inscrire dans une dimension culturelle profonde. À ce titre, ils mentionnent les investissements historiques de l’Azerbaïdjan dans la protection de divers patrimoines religieux, y compris la restauration de nombreuses églises et sites sacrés chrétiens, notamment au Vatican.

Les signataires expriment également leur fierté quant au développement des relations avec le Saint-Siège et à la présence croissante de différentes confessions chrétiennes sur le territoire azerbaïdjanais. Ils évoquent l’activité de la communauté catholique, ainsi que l’établissement récent de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours à Bakou. La construction en cours d’une seconde église catholique dans la capitale est présentée comme une illustration supplémentaire de la conviction selon laquelle la diversité religieuse renforce la société.

La lettre rappelle toutefois que la stabilité actuelle a été précédée de pertes importantes. Les auteurs évoquent « l’injustice historique » subie par les Azerbaïdjanais occidentaux, contraints depuis 1987 de quitter leurs terres ancestrales en Arménie. Ils indiquent que des centaines de villages auraient été vidés de leurs habitants, des maisons pillées et des sites religieux profanés, citant notamment la Mosquée bleue historique d’Erevan, dont l’identité aurait été altérée ou effacée.

Malgré leur intégration au sein de la société azerbaïdjanaise, ces populations conserveraient, selon les signataires, le désir pacifique de visiter les tombes de leurs ancêtres et de restaurer leurs habitations détruites. Ils affirment que les Azerbaïdjanais occidentaux ne nourrissent aucune ambition territoriale et ne cherchent pas à remettre en cause la souveraineté de l’Arménie, mais revendiquent « le droit humain fondamental de retourner sur leurs terres d’origine dans la paix et la dignité ».

Les auteurs situent leur appel dans un contexte qu’ils qualifient de « tournant historique », évoquant la déclaration conjointe signée le 8 août 2025 à Washington. Ils affirment soutenir la vision partagée par le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev et le président américain Donald Trump, visant à remplacer des décennies de tensions par un avenir fondé sur le commerce, la sécurité et le respect mutuel.

Dans cette perspective, les signataires demandent au vice-président JD Vance de soutenir le droit au retour des Azerbaïdjanais expulsés de la République d’Arménie au début des années 1990, ainsi que la préservation et la restauration de leur patrimoine religieux et culturel. Ils estiment qu’un appui américain à un retour pacifique des Azerbaïdjanais occidentaux sur leurs terres historiques constituerait une avancée significative.

La lettre souligne enfin qu’une paix véritablement globale devrait inclure la reconnaissance du droit au retour de ces populations déplacées. Si la communauté d’Azerbaïdjan occidental se dit prête à un dialogue constructif en vue d’un retour pacifique, ces initiatives n’auraient, selon les signataires, pas encore reçu de réponse équivalente.

Les auteurs concluent en affirmant qu’une paix juste et durable ne saurait être atteinte sans la réconciliation et le retour en sécurité de ces populations dans leurs foyers d’origine, estimant que le leadership et « la clarté morale » du vice-président américain pourraient contribuer à faire de la « paix de 2025 » une réalité durable pour l’ensemble des familles du Caucase.