La ministre de la Culture sera jugée pour corruption

La ministre de la Culture, Rachida Dati, sera jugée pour corruption et abus de pouvoir pour des faits remontant à l’époque où elle siégeait au Parlement européen.

Comme le rapporte GNN, Dati, qui envisageait de se présenter à la mairie de Paris l’an prochain, est accusée d’avoir défendu les intérêts du groupe automobile Renault-Nissan.

Il s’agirait d’un paiement de près d’un million d’euros versé au titre d’honoraires juridiques par la filiale néerlandaise du constructeur automobile, entre 2010 et 2012, sans qu’un travail réel n’ait été effectué. À cette époque, elle était députée européenne (2009–2019).

Les juges d’instruction ont également décidé de renvoyer devant le tribunal Carlos Ghosn, l’ancien dirigeant de Renault-Nissan, selon des médias citant une source judiciaire. Âgé de 71 ans, Ghosn vit depuis plusieurs années au Liban, après avoir fui la justice japonaise. Comme Dati, il rejette les accusations portées contre lui.

L’audience prévue fin septembre devrait permettre de fixer la date d’ouverture du procès. Certaines sources laissent entendre que le procès pourrait ne débuter qu’après les élections municipales à Paris. Par ailleurs, Rachida Dati envisagerait de se présenter aux prochaines élections législatives partielles face à l’ancien Premier ministre Michel Barnier, pour représenter l’une des circonscriptions de Paris.

Rachida Dati, fille d’ouvriers immigrés originaires d’Afrique du Nord, a à plusieurs reprises tenté, sans succès, de faire annuler les poursuites. Malgré le renvoi de l’affaire devant le tribunal correctionnel, Dati restera au sein du gouvernement, a assuré un proche d’Emmanuel Macron. « Le renvoi devant le tribunal n’est pas une condamnation. La ministre de la Culture poursuit donc normalement sa mission au sein du gouvernement », a précisé cette source.