Un accord à quatre pour lancer le corridor Caspienne–Mer Noire sera signé en décembre

Un pas décisif devrait être franchi d’ici la fin de l’année dans la construction d’un nouvel axe stratégique reliant l’Asie centrale à l’Union européenne. La ministre géorgienne de l’Économie et du Développement durable, Mariam Kvrivishvili, a annoncé lors du Forum des investisseurs sur le développement du corridor transcaspien, à Tachkent, que l’Azerbaïdjan, la Géorgie, le Turkménistan et la Roumanie signeront en décembre 2025 l’accord fondateur du corridor international Caspienne–Mer Noire.

Selon elle, cette initiative donnera naissance à un pont de transport multimodal inédit, capable d’offrir une alternative compétitive aux routes existantes. L’objectif est clair : diversifier les itinéraires, sécuriser les chaînes logistiques et réduire la dépendance aux corridors saturés ou politiquement vulnérables. Ce nouveau tracé permettrait d’acheminer plus efficacement les flux provenant du bassin caspien vers les marchés européens en combinant infrastructures maritimes, ferroviaires et terrestres.

Comme le rapporte GNN, balayés par l’agence Report, Mariam Kvrivishvili a également souligné que la mise en service complète de la ligne ferroviaire Bakou–Tbilissi–Kars constituera un élément clé de cette architecture régionale. Son fonctionnement optimal assurera une continuité logistique entre l’Azerbaïdjan, la Géorgie et la Türkiye, tout en renforçant la performance opérationnelle de l’ensemble du corridor.

En consolidant les connexions entre l’Asie centrale et l’Europe, ce projet pourrait remodeler l’équilibre des routes commerciales régionales et offrir aux États riverains de la Caspienne de nouvelles marges de manœuvre économiques et stratégiques.